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Un registre d’identification pour les contenus numérique (EIDR)
Une dizaine d’acteurs du marché américain ont annoncé la semaine dernière la création d’un registre d’identification des contenus numériques visant à proposer une identification universelle des contenus multimédia.
L’EIDR, Entertainment Identifier Registry, est une association sans but lucratif dont l’objet est d’attribuer à tous les contenus multimédia numériques un identifiant unique qui permettra ensuite de vérifier les droits disponibles pour chaque contenu et mieux gérer les revenus associés.
Ce système centralisé élimine le besoin d’une conversion des identificateurs entre plateformes différentes, réduit le risque d’informations dupliquées et facilite la comparaison entre bases de donnés différentes. Le système repose en effet sur un identifiant unique, similaire à l’ISBN utilisé pour les livres, associé à chaque contenu quel que soit son format (un extrait a un identifiant différent du contenu complet dont il est issu) et son mode d’exploitation (un seul identifiant pour un même contenu qu’il soit en VàD, en DVD ou en TV).
L’objectif est évidemment de fluidifier les processus de suivi des contenus et de recherche des droits dans un marché numérique encore largement fragmenté. L’EIDR se positionne donc comme le pendant BtoB des casiers numériques BtoC tels qu’ UltraViolet.
Les parties prenantes de cette initiative (EIDR) incluent The Walt Disney Co., Movie Labs, Sony Pictures, Universal, Rovi, Warner Bros, Paramount, Comcast, Sonic Solutions mais aussi l’INA et la MPAA.
A ce sujet, notons que les CableLabs viennent pour leur part de dévoiler les spécifications techniques du projet « TV everywhere » dont l’objectif est de permettre l’identification des abonnés pay-TV américains sur l’ensemble des services en ligne afin de faciliter leur accès aux contenus proposés par son distributeur, quel que soit le service en ligne utilisé.
Une fois de plus on notera que ces projets sont principalement d’initiative américaine, portés par les studios et les acteurs du câble, et que les acteurs européens, exception faite de l’INA dans le cas de l’EIDR, brillent par leur absence.


